Page:Deulin - Les Contes de ma mère l'Oye avant Perrault.djvu/171

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pris l’idée de sa moralité, le seul défaut de ce conte ravissant ?

Ces quatre-vingts lignes auxquelles on ne peut ni changer ni retrancher un mot, sont, en effet, un modèle du genre et personne ne songerait à en rapprocher là narration plus touffue des frères Grimm, quoique dans sa lourdeur elle ne manque pas de grâce.

Nous parlons, bien entendu, du premier des deux récits allemands ; le second nous semble tout à fait inutile et redondant. Le loup ayant été puni de sa gloutonnerie et le Chaperon ayant déclaré qu’on ne l’y rattraperait pas, à quoi bon lui faire prendre sa revanche ?

Cette fin parasite se retrouve d’ailleurs dans une foule de contes, entre autres dans un récit enfantin d’Hallivrell (Nursery Rhymes), l’Histoire des trois petits Cochons, que M. Loys Brueyre a traduite en son curieux recueil des Contes populaires de la Grande-Bretagne.

Pour venger ses deux frères que le loup a dévorés, le troisième petit cochon attrape trois fois le compère et finit par le faire tomber dans un grand chaudron plein d’eau bouillante, puis le mange à son souper.