Page:Deulin - Les Contes de ma mère l'Oye avant Perrault.djvu/274

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le dattier y est remplacé par un petit oiseau. On croirait lire le conte du cavalier Basile dépouillé de son style.

La Vaccarella, la Petite vache, du même auteur, se distingue par une couleur bien italienne. Une petite vache aide la Cendrillon à filer, à tisser et à coudre une chemise ; après quoi elle est tuée par la marâtre comme la Picuredda de Pitré.

D’après ses instructions, Cendrillon trouve dans son cœur une balle d’or et dit : « Balle d’or, balle d’or, habille-moi en or et donne-moi un amant ! » Puis elle fait des neuvaines.

Le conte finit comme les Tre Fate du Pentamerone. Pendant que Cendrillon essaye la pantoufle, la marâtre, qui la croit dans un grand baril, y verse de l’eau bouillante sur sa propre fille ; après quoi, son mari furieux l’abandonne, emmenant sa troisième fille.

Busk donne ensuite en note un conte du Tyrol italien, intitulé Zendrarola. L’héroïne demande à son père de lui rapporter de son voyage une épée magique qui procure tout ce qu’on désire. Elle s’en va par le monde et tombe amoureuse du fils d’un comte, un mélancolique jeune homme.

Elle entre à son service comme fille de cuisine, obtient de son épée une robe couleur de ciel, va au bal, éblouit le jeune prince et lui dit le lendemain qu’elle répond bien que la dame mystérieuse n’est