Page:Deulin - Les Contes de ma mère l'Oye avant Perrault.djvu/275

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pas plus jolie qu’elle. Le prince, indigné, lui donne un coup de pelle à feu.

Au bal suivant, lorsqu’il demande à la dame d’où elle vient, elle répond : — Du coup de pelle à feu. Le lendemain, l’héroïne fait la même réflexion, reçoit un coup de pincettes, et au bal, à la même demande, elle répond : — Du coup de pincettes. Ce détail est le plus caractéristique de Maria Wood (2e version), de Busk et de la Princesse Peau-de-Chat, de P. Kennedy, deux contes que nous n’avons pas résumés dans la notice de Peau-d’Ane, sachant que nous en retrouverions plus tard les éléments.

Nouvelle preuve d’ailleurs à l’appui du système de M. Loys Brueyre, qui prétend que Cendrillon et Peau-d’Ane sont deux versions différentes de la même histoire[1].

La Cendrillon des Contes grecs et albanais, de Hahn, débute d’une façon bizarrement horrible. Trois sœurs filent avec leur mère. Elles conviennent que celle dont la quenouille tombera à terre sera mangée par les autres. La mère laisse choir trois

  1. Nous avons déjà cité dans la notice de Peau d’Ane la légende lithuanienne de la fille du roi qui s’enfuit parce que son père veut l’épouser, qui joue ensuite le rôle de Cendrillon et qui est reconnue par son frère pendant qu’elle le peigne. Le conte finit singulièrement : le frère et la sœur partent et on ne sait ce qu’ils deviennent. (Aug Schleicher, Contes, Proverbes, Énigmes et Chants de la Lithuanie.)