Page:Deulin - Les Contes de ma mère l'Oye avant Perrault.djvu/332

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Sur les côtes de l’Asie Mineure, en Grèce et en Albanie, nous rencontrons Grain de poivre, Moitié de pois et Noisette ; dans les pays slaves, Maltchik-s-Paltchik, gros comme le doigt, autrement dit Pokatigaroshek, le pois roulant, qui délivre ses frères en tuant le loup et le serpent ; en Norvège, Schmierbock qui, enfermé dans un sac par une sorcière, lui fait manger sa propre fille ; en Allemagne, le Daümling des frères Grimm, qui pénètre par une fente dans le trésor royal ; en Angleterre, Tum Thumb qui, ayant eu pour berceau une coquille de noix, lutte contre les chevaliers de la Table-Ronde ; en Piémont, Piccolino ; dans le Forez, Plan-Pougnet, plein poignet et Gros d’in pion, gros d’un poing, qui, perdu avec ses frères, les ramène à la maison comme le Petit Poucet ; dans le pays Wallon, Pôcè, qui conduit le char de la Grande-Ourse, etc., etc.

Tous ces personnages n’ont pas les mêmes aventures et nous devons nous occuper ici seulement de celles qui appartiennent à notre Poucet. Les éléments de son histoire se retrouvent dans un nombre infini d’autres contes.

Et d’abord les bottes de sept lieues rappellent les rapides sandales de Persée, les talonnières d’Hermès, les chaussures d’or d’Athènè dans l’Odyssée, les souliers de vitesse avec lesquels Loki, dans la mythologie scandinave, s’échappe du Walhalla ; ceux de Jack, le tueur de géants, dans les Contes