Page:Deulin - Les Contes de ma mère l'Oye avant Perrault.djvu/88

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Un pauvre pêcheur prend dans son filet un génie des eaux enchanté sous la forme d’un poisson et le rejette à la mer. Sa femme lui conseille de réclamer une jolie maison en échange d’un aussi grand service. Le génie l’accorde, mais l’appétit croît en mangeant et chaque matin la femme renvoie son mari demander une récompense de plus en plus considérable.

Rien d’effrayant comme l’insatiable ambition de cette malheureuse, qui veut être successivement duchesse, reine, impératrice, pape, Dieu, et dont chaque nouvelle exigence irrite, gonfle, soulève, bouleverse la mer et finit par déchaîner une tempête épouvantable.

Ce conte admirable s’éloigne trop de l’apologue de Perrault pour que nous le donnions in extenso. Nos lecteurs le trouveront, du reste, sous ce titre : le Pêcheur et sa femme, dans les Contes choisis des frères Grimm, traduits par Frédéric Baudry.