Page:Dictionnaire de la langue française du seizième siècle-Huguet-Tome1.djvu/72

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PRÉFACE
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En morphologie, il était indispensable d'indiquer les cas où l'usage du xvie siècle est différent du nôtre, par exemple dans la formation du pluriel -.

-als Par petits ruisseaux et cana. COTE REA 1.1, trad. de Columelle, I, 2 ; Qui sont tous signais de bataille. THEVET, Cosmogr., XVIII, 8 ; — crystais, cardinale, cardias, vitals, cte.

-aux (singulier en -ai) : Les lieux sont fataax. AuniGNi:, neste, III, 7. — Leurs pays nasaux. Du BARTAS, 2e Semaine, 2e Jour, les Colonies.

-ails : Les or ails sont plantes lapidifiées. PA eiù, T.,ivre des animaux, 21. — Jusques à temps que le_sdits e_smails soient fondus. PALISSY, Recepte veritabie, p. 60 ; souspirails, tramas.

-aux (singulier en -ail) Ce sont de_s espouvantaux de chanevieres. F. uei ET, A ntiq., lx, 9. — Seras debout (levant les gram portaulx. NABOT, L. I de la Meta m. ; e,ventaux, gouvernaux.

Pour le genre les féminins sans e muet, : L'escorce vert leur croist autour des aynes. MAR0T, L. I I de la Melain.; fort, gentil, grand, etc.

Les masculins avec un e muet, qu'ils n'ont, plus aujourd'hui Tout ce qui est terrien et du monde est temporel, etes ne caduque. CALVIN, hiStiti, II, XV, 3. — .11 n'est homme si decrepite qui ne pense avoir encore vingt ans dans le corps> MoNTAIGNE, I, 19. — Je le trouvay avec une grosse fievre, les yeux fort enfoncés, avec un visage moribonde et jaunastre. PARÉ, Voyage de Filandres. — Il ne doit se lascher si le publique son De ma trompe luy chante encore une chanson. RoNSABD, Bocage royal ; exacte, fortuite, f furibonde big uiete, sauve, subite, etc.

Dans les verbes, les variations du radical

Manger : Je bois et mengeue ordinairement chez Me le Cardinal du Bellay. RABE- LAIS, Lettres, III, 361.

Amer : ramerois autant mon premier rnedecin. BEROALDE DE VeRviLtE, Moy. de pari)., II, 39.

Esperer : L'en e_spoire avoir remede, vengeance ou conseil de celuy à qui t'en reseript. FABBI, Art. de Rheth, 1, 232.

Peser : Les maux me foullent selon qÉe ils poisent. MONTA IGN E, III, 9.

Veoir estoit aymé parfaitement... de tous ceux qui le veoyent et congnoissoient. IDEM IRE DE BELGES, Mer., I, 21.

Demeurer, pmirer' : Sur le beau temps ainsi tu partiras, Et en ton lieu regretz demou- reront. MARoT Chants clip., 9. — Lesquetz... plouroient l'absence de leurs femmes et Lys. RABELAIS, IV, 21.

Labourer, prouver, souffrir Qu'il te fait bon ouïr, à l'heure Que le bouvier les champs latere. SARD1 Odes, ni, 27. — preuve que bien souvent il jailli prejerer ce qui est hones(e et louable à ce qui est seur et sainlaire. AMYOT, Déznostizène, 13. — Que le corps se meuve et seufire quand et les eslans des passions, on 1' a. per evidemment. AMYOT, Vertu morale, 11.

D'anciennes formes du passé défini : Finalement ils atteindre nt au dessus de la Gaule. E. PAsQuiEll, Recherches, I, 6. — Les princes du sang s'en plaindre au roy. BRANTÔME, Disc. sur les Duels. — Je me resolvis de trouver le moyen pour faire travailler les soldiez.