Page:Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 4.djvu/25

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[PRINCIPES] - 17 - [CONSTRUCTION]

une voûte d’arête, on comprend facilement. quel avait été le motif de cette ntotglilication à la voûte d’: u-ete romaine. Pour faire une voûte, il faut des cintres de bois sur lesquels on pose des couchis. Or, pour faire une voûte d’arête fontaine, ~il faut tailler quatre cintres sur un demi cercle et deux cintres diagonaux dont la courbe est donnée par la rencontre des demi-cylindres : la courbe de ces cintres diagonaux n’est point un «ilemi-cercle, mais une elli pse qu’on obtient au moyen d’ordonnées, ainsi que l’indique la figure 4. Soient AB le diamètre des C’lllltll"¢"S nt..BG la trace horizontale du plan sur l l D, t. lequel se rencontrent les deux eylin- f 5

« tres AB, AC. Operant sur un quart, et I f I tll’lSîllll. le demi-cercle rabattu en un G E ; I certain nombre de parties égales DE, 5 I 2 EF, FG, GB, on abaisse des perpendi(-u- gg] lp’ in’, A laires de ces points tll’lS(?llI’SD, E, F, G, = ; : * sur le diamètre AB, en les prolongeant 9’ ' ¿ I

jusqu’à leur rencontre avec la diago, , xe

nale BC. On obtient ainsi sur cette dia- ’.A

gonale des points diviseurs d, e, /’, yz

de ces points, élevant des perpendicu- Q ’

laires sur la diagonale BG et prenant

sur ces perpendiculaires des longueurs «L 4 dd’ égales à DD, eé égales à BE, etc., Qc

I

On pose des points rl’, é, f’, g, par lesquels devra passer la courbe de rencontre des deux «leleni-cylindres. Cette courbe, ayant une lle-elle dll’ égale au rayon l)’l), et un diaint-tre BC plus grand que le tîliamètre AB, ne peut être un demi-cercle. Bien que fort simple, ce tracé géométrique parut trop complique aux cens truc leu rs romans. Ayant donc tracé un tilemi-cercle sur le diamètre AB pour faire tailler les cintres de charpente des quatre arcs générateurs de la voûte, ils tractÎ*rent un second demi-cercle sur le diametre BC peur faire tailler les deux cintres diagonaux. Ainsi les clefs fl de rencontre de ces deux cintres diagonaux se ll’t)Ll’l ’l’Plll placées à un niveau plus élevé que les clefs D des arcs générateurs, et la ’o1`|te, au lieu d’«Î~tre le résultat de la rencontre des deux demi-cylindres, fut un composé de surfaces courliies sans nom, mais se rapprochant de la coupole. Cette tltÎlillt`›l’lSll’i’lllüll «Élémentaire est llcressaire, Car elle est la clefde tout le système des voûtes au lll(|§ ’t ?’lil âge. Ce premier résultat, dû bien plutôt à l’ignorance qu’au calcul, fut cependant un des principes les plus féconds dans l’histoire de la construction. ])`ailleurs il indique autre chose que l’ignorance grossière, il dénote une certaine liberté réfléchie dans l’emploi des moyens de batir, dont l’impol-tance est ronsid¢’erable : et, en effet, une fois illil. l’illil(’lllS des traditions romaines, les constructeurs du lll(`|›’t"|l âge furent de plus en plus conséquents avec leurs p|*il*uî°ipes ; ils en t-olnprirenl bit-nt¢`›t toute l’elen¢lue, et s’y abandonnèrent I`|*encharnent. Cependant suivons-les pas il [`›ãlS. Il s’agissait lv. 3