Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/10

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voulait, ceux qui s’engageaient en dîscours avec lui. Cela paraît aussi par ses livres, et par le Festin de Xénophon. Il paraît aussi avoir été le premier Chef de la Secte Stoïque, qui était la plus austère de toutes ; ce qui a donné occasion au Poète Athénée de parler ainsi de cette Secte :

Ô vous ! auteurs des Maximes Stoïciennes ; vous, dont les saints ouvrages contiennent les plus excellentes vérités, vous avez raison de dire que la vertu est le seul bien de l’âme : c’est elle qui protège la vie des hommes, et qui garde les cités. Et s’il y en a d’autres qui regardent la volupté corporelle comme leur dernière fin, ce n’est qu’une des Muses qui le leur a persuadé

C’est Antisthène qui a ouvert les voies à Diogène pour son système de la tranquillité, à Cratès pour celui de la continence, à Zénon pour celui de la patience ; de sorte qu’il a jeté les fondements de l’édifice. En effet, Xénophon dit qu’il était fort doux dans la conversation, et fort retenu sur tout le reste.

On divise ses ouvrages en dix volumes. Le premier contient les pièces suivantes : de la Diction, ou des figures du discours ; Ajax, ou la harangue d’Ajax ; Ulysse, ou de l’Odyssée ; l’Apologie d’Oreste ; des Avocats ; l’Isographe, ou Désias, autrement Isocrate  ; pièce contre ce qu’Isocrate a écrit