Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/104

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conclusions ; que le Syllogisme est un discours raisonné et fondé sur ces principes ; la démonstration, un discours où l’on rassemble tout ce qui tend à inférer des choses qui sont plus connues, des conséquences pour les choses qui le sont moins ; l’imagination [1], une impression dans l’âme, par comparaison de l’empreinte d’un anneau sur la cire. Selon eux, il y a deux sortes d’imaginations ; celles que l’on saisit, et celles qu’on ne peut saisir[2]. Les imaginations de la première espèce, à laquelle ils rapportent la connaissance des choses, sont produites par un objet existant, dont l’image s’imprime suivant ce qu’il est en effet. Les imaginations de l’autre espèce ne naissent point d’un objet qui existe, ou dont, quoique existant, l’esprit ne reçoit pas d’impression conforme à ce qu’il est réellement.

Les Stoïciens tiennent la Dialectique pour une science absolument nécessaire, laquelle, à leur avis, comprend la vertu en général et tous ses degrés en particulier ; la circonspection à éviter les fautes, et à savoir quand on doit acquiescer, ou non ; l’attention à suspendre son jugement, et à s’empêcher qu’on ne cède à la vraisemblance ;

  1. Ce mot est pris ici au sens de chose imaginée, ou de représentation d’un objet.
  2. Il y a en Grec imaginations compréhensibles et incompréhensibles. Cicéron, Questions Académ. L. I. vers la fin, prend le mot de comprendre au sens de saisir. Is. Casaubon croit qu’il manque quelque mot dans ce passage.