Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/122

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mère de l’œuf. Les propositions se distinguent aussi en possibles et impossibles, aussi bien qu’en nécessaire et non nécessaire. Les possibles sont celles qu’on peut recevoir comme vraies, parce qu’il n’y a rien hors d’elles qui empêche qu’elles ne soient vraies, comme, Dioclès est vivant. Les impossibles sont celles qui ne peuvent être reçues pour vraies, comme, La terre vole. Les propositions nécessaires sont celles qui sont tellement vraies, qu’on ne peut les recevoir pour fausses, ou qu’on peut bien en elles-mêmes recevoir pour fausses ; mais qui par les choses, qui sont hors d’elle, ne peuvent être fausses, comme, La vertu est utile. Les non nécessaires sont celles qui sont vraies, mais peuvent aussi être fausses, les choses, qui sont hors d’elles, ne s’y opposant point, comme, Dion se promène. Une proposition vraisemblable est celle que plusieurs apparences peuvent rendre vraie, comme, Nous vivrons demain. Il y a encore entre les propositions d’autres différences et changements qui les rendent fausses ou opposées, et dont nous parlerons plus au long.

Le raisonnement, comme dit Crinis, est composé d’un, ou de plus d’un lemme, de l’assomption et de la conclusion ; par exemple, dans cet argument, S’il fait jour, il fait clair : or il fait jour ; donc il fait clair. Le lemme est cette proposition, S’il fait jour, il fait clair ; l’assomp-