Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/127

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Ils prétendent que toutes choses se discernent par la théorie du raisonnement, en tant qu’elles appartiennent à la Physique, et de nouveau encore en tant qu’elles appartiennent à la Morale. car ils ajoutent que pour ce qui regarde la Logique, elle n’a rien à dire sur la légitimité des noms concernant la manière dont les Lois ont statué par rapport aux actions, mais qu’y ayant un double usage dans la vertu de la Dialectique, l’un sert à considérer ce qu’est une chose, et l’autre comment on la nomme ; et c’est-là l’emploi qu’ils donnent à la Logique.

Les Stoïciens divisent la partie morale de la Philosophie en ce qui regarde les penchants, les biens et les maux, les passions, la vertu, la fin qu’on doit se proposer, les choses qui méritent notre première estime, les actions, les devoirs, et ce qu’il faut conseiller et dissuader. C’est ainsi que la morale est divisée par Chrysippe, Archédème, Zénon de Tarse, Apollodore, Diogène, Antipater et Posidonius ; car Zénon Cittien et Cléanthe, comme plus anciens, ont traité ces matières plus simplement, s’étant d’ailleurs plus appliqués à diviser la Logique et la Physique.

Les Stoïciens disent que le premier penchant d’un être animal est qu’il cherche sa conservation, la nature se l’attachant dès sa naissance, suivant ce que dit Chrysippe dans son premier livre des Fins ; que le premier attachement de tout