Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/137

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faitement mesuré. Ils distinguent quatre espèces dans l’honnêteté ; la justice, la force, la bienséance, la science, et disent que ce sont-là les parties qui entrent dans toutes les actions parfaitement honnêtes. Ils supposent aussi dans ce qui est honteux quatre espèces, analogues à celles de l’honnêteté ; l’injustice, la crainte, la grossièreté, la folie. ils disent que l’honnête se prend dans un sens simple, entant qu’il comprend les choses louables et ceux qui possèdent quelque bien qui est digne d’éloge ; que l’honnête se prend aussi pour désigner la bonne disposition aux actions particulières qu’on doit faire ; qu’il se prend encore autrement pour marquer ce qui est bien réglé, comme quand nous disons que le sage seul est bon et honnête. Ils disent de plus qu’il n’y a que ce qui est honnête qui soit bon, comme le rapportent, Hecaton dans son troisième livre des Biens, et Chrysippe dans son ouvrage sur l’Honnête. Ils ajoutent que ce bien honnête est la vertu, de même que ce qui est une participation, c’est-dire précisément que tout ce qui est bien est honnête, et que le bien est équivalent à l’honnête, puisqu’il lui est égal ; car dès qu’une chose est honnête lorsqu’elle est bonne, il s’ensuit aussi qu’elle est bonne, si elle est honnête.

Ils sont dans l’opinion que tous les biens sont égaux, que tout bien mérite d’être recherché, et qu’il n’est sujet, ni à augmentation, ni à dimi