Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/139

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des richesses ; ainsi ni l’un, ni l’autre ne doivent passer pour être un bien. Cependant Posidonius let met au nombre des biens. Ils ne regardent pas même la volupté comme un bien suivant Hecaton dans son dix-neuvième livre des Biens, et Chrysippe dans son livre de la Volupté ; ce qu’ils fondent sur ce qu’il y a des voluptés honteuse, et que rien de ce qui est honteux n’est un bien. Ils font consister l’utilité à régler ses mouvements et ses démarches selon la vertu ; et ce qui est nuisible, à régler ses mouvements et ses démarches selon le vice.

Ils croient que les choses indifférentes sont telles de deux manières. D’abord elles sont indifférentes entant qu’elles ne font rien au bonheur, ni à la misère, telles que les richesses, la santé, la force de corps, la réputation et autres choses semblables. La raison en est, qu’on peut être heureux sans elles, puisque c’est selon la manière dont on en use, qu’elles contribuent au bonheur, ou à la misère. Les choses indifférentes sont encore telles entant qu’il y en a qui n’excitent ni le désir, ni l’aversion, comme serait d’avoir la tête un nombre de cheveux égal ou inégal, et d’étendre le doigt ; ou de le tenir fermé. C’est en quoi cette dernière sorte d’indifférence est distincte de la première, suivant laquelle il y a des choses indifférentes, qui ne laissent pas d’exciter le penchant, ou l’aversion.