Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/142

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de même dans un sens contraire des choses qu’on rejette.

Les Stoïciens appellent devoir un chose, qui emporte qu’on puisse rendre raison pourquoi elle est faite, comme par exemple, que c’est une chose qui suit de la nature de la vie : en quel sens l’idée de devoir s’étend jusqu’aux plantes et aux animaux ; car on peut remarquer des obligations dans la condition des unes et des autres. Ce fut Zénon qui se servit le premier du mot Grec qui signifie devoir, et qui veut dite originairement Venir de certaines choses. Le devoir même est l’opération des institutions de la nature ; car dans les choses qui sont l’effet des penchants, il y en a qui sont des devoirs, il y en a qui ne sont ni devoirs, ni contraires au devoir. Il faut regarder comme des devoirs toutes les choses qui la raison conseille de faire, par exemple, de ne pas avoir soin de son père et de sa mère, de mépriser ses proches, de ne pas s’accorder avec ses amis, de ne point estimer sa patrie, et autres pareils sentiments. Enfin les choses, qui ne sont ni devoirs, ni contraire au devoir, sont celles qui la raison, ni ne conseille, ni ne dissuade de faire,