Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/168

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certains événements, comme disent Zénon, Crysippe dans son deuxième livre de l aDivination, Athénodore, & Posidonius dans son douzième livre du Système physique, ainsi que dans son cinquième livre de la Dviniation. Panetius est d’un sentiment contraire ; il refuse à la divination ce que lui prêtent les autres.

Ils disent que la substance de tous les êtres est la matière première. C’est le sentiment de Chrysippe dans son premier livre de Physique, & celui de Zénon. La matière est ce, dont toutes choses, quelles qu’elles soient, sont produites. On l’appelle substance & matière en deux sens, en tant qu’elle est substance & matière dont toutes choses sont faites, & en tant qu’elle est substance et matière de choses particulières. Comme matière universelle, elle n’est sujette, ni à augmentation, ni à diminution ; comme matière de choses particulières, elle est susceptible de ces deux accidents. La substance est corporelle & bornée, disent Antipater dans son deuxième livre de la Substance, & Apollodore dans sa physique. Elle est aussi paisible, selon le même auteur ; car si elle n’était pas muable, les choses, qui se font, ne pourraient en être faites. De là viens aussi, qu’elle est divisible à l’infini.. Chrysippe trouve cependant que cette division n’est point infinie, parce que le sujet, qui reçoit la division, n’est point infini ; mais il convient que la division ne finit point.