Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/187

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commença à éternuer ; sur quoi Cléanthe dit : Je suis au fait de ses mœurs ; il est dévoué à la molesse. Un homme s’entretenait en lui-même. Tu parles, lui dit-il, à quelqu’un qui n’est pas mauvais. Un autre lui reprochant de ce qu’à un âge si avancé il ne finissait pas ses jours. J’en ai bien la pensée, répondit-il, mais lorsque je considere que je me porte bien à tous les égards, que je puis lire, que je suis en état d’écrire, je change d’avis. On rapporte que faute d’avoir dequoi acheter du papier, il couchait par écrit sur des cranes & des os de bœufs tout ce qu’il entendait dire à Zénon. Cette maniere de vivre lui acquit tant d’estime, que quoique Zénon eût quantité d’autres disciples de mérite, il fut celui qu’il choisit pour lui succéder.

Il a laissé d’excellens ouvrages, dont voici le catalogue. Du Tems, Deux livres sur la Physiologie de Zénon, Quatre livres d’Explications d’Heraclite, Du Sentiment, De l’Art, Contre Démocrite, Contre Aristarque, Contre HErille, Deux livres des Penchans, De l’antiquité, Un Traité des Dieux, Des Géans, Des Nôces, Du Poëte, Trois livres des Devoirs, Des bons Conseils, Des Agrémens, Un ouvrage d’Exhortation, Des Vertus, Du bon Naturel, Sur Gorgippe, De l’envie, De l’Amour, De la Liberté, De l’Art d’aimer, De l’Honneur, De la Gloire, Le Politique, Des Conseils, Des Loix, Des jugemens, De l’Education, Trois livres du