Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/235

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


& une robe de pourpre, il fut ſi sensible à cet affront, qu’il alla ſe meſurer avec des hommes & les vainquit. Théætete lui adreſſe cette Epigramme :

Paſſant, ſaches que ce Pythagore de Samos à longue chevelure ſe rendit fameux dnas les combats du Ceſte. Oui, te dit-il, je ſuis Pythagore, & ſi tu t’informes à quelque habitant d’Elée quels furent mes exploits, tu en apprendras des choſes incroyables.

Phavorin aſſûre que ce Pythagore ſe ſervoit de définitions tirées des Mathématiques, que Socrate & ſes ſectateurs en firent un plus fréquent usage, lequel Ariſtote & les Stoïciens ſuivirent après eux[1]. On le répute encore pour le premier qui donna au ciel le nom de Monde, & qui crut que la terre eſt orbiculaire ; ce que néanmoins Théophraſte attribue à Parmenide, & Zénon à Héſiode. On prétend de plus qu’il eut un adversaire dans la perſonne de Cydon, comme Socrate eut le ſien dans celle d’Antidocus[2]. Enfin on a vû courir l’Epigramme ſuivante à l’occaſion de cet Athlete :

Ce Pythagore de Samos, ce fils de Crateus, tout à la enfant & Athlete, vit du berceau à

  1. Fougerelles dit que Phavorin s’eſt trompé en confondant Pythagore l’Athlete avec le Philosophe. Diogene ne diſtingue pas clairement ces ſujets.
  2. Voyez la note de Menage.