Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/246

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pere célebre, repoſe ici ſous le précipice de ſa glorieuſe patrie[1]. D’autres traduiſent ainſi le ſecond vers, Ce grand tombeau contient une grance tête. Il ya des Auteurs qui attribuent cela à Simonide.

Enfin Empedocle abolit le Conſeil des Mille, & lui ſubſtitua une Magiſtrature de trois ans, dans laquelle il admettoit non ſeulement les riches, mais auſſi des perſonnes qui ſoutinſſent les droits du peuple. Timée, qui parle ſouvent de lui, dit pourtant qu’il ne paroiſſoit pas avoir un ſystême utile au bien de ſa patrie, parce qu’il témoignoit beaucoup de préſomption & d’amour propre, témoin ce qu’il dit dans ces vers :

Je vous ſalue : ma perſonne vous paroît celle d’un Dieu, plutôt que d’un mortel, quand je viens vers vous, & le reſte.

On raconte que lorſqu’il aſſiſta aux Jeux Olympiques, il attira ſur lui l’attention de tout le monde ; de ſorte que dans les converſations on ne s’entretenoit de perſonne autant que d’Empedocle. Néanmoins dans le tems qu’on rétablit la ville d’Agrigente, les parens de ſes ennemis s’oppoſerent à ſon retour ; ce qui l’engagea à à ſe retirer dans la Péloponneſe, où il finit ſa vie. Timon ne l’a pas épargné, au contraire il l’minvective dans ces vers :

  1. Il y a ici un jeu de mots, qui perd ſon ſel dans la traduction ; il conſiſte en ce que le mot de grand eſt repeté pluſieurs fois.