Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/347

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cette capitale de la Grece étant ſous la tyrannie de Perdiccas, il revint à Colophon chez ſon pere, où, ayant demeuré quelque tems & aſſemblé quelques écoliers, il retourna une ſeconde fois à Athenes pendant le gouvernement d'Anaxicrate, & qu'il profeſſa la Philoſophie parmi la foule & ſans être diſtinguém juſqu'à ce qu'enfin il ſe fit Chef de cette Secte, qui fut appellée de ſon nom.

Il écrit lui-même qu'il avoit quatorze ans lorsqu'il commença à s'attacher à l'étude de la Philoſophie. Apollodore, un de ſes Sectateurs, asſûre, dans le premier livre de la Vie d'Epicure, qu'il s'appliqua à cette connoiſſance univerſelle des choſes par le mépris que lui donna l'ignorance des Grammairiens, qui ne lui purent jamais donner aucun éclairciſſement ſur tout ce qu'Héſiode avoit dit du Chaos.

Hermippus écrit qu'il fut Maître dMécole, & qu'étant enſuite tombé ſur les livres de Démocrite, il ſe donna tout entier à la philoſophie; c'eſt ce qui a fait dire de lui à Timon, Vient enfin de Samos le dernier des Phyſiciens, un Maître d'école, un effronté, & le plus miſérable des hommes.

On apprend de Philodeme Epicurien, dans le dixieme livre de ſon Abrégé des Philoſophes, qu'il eut trois freres, Néocles, Chæredême & Ariſtobule, à qui il inſpira le deſir de s'appliquer, comme lui, à la découverte des ſecrets de la