Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/365

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vous puiſſiez vous former à tous égards une idée de ce Philoſophe, ſi tant eſt que je puiſſe en juger. Sa premiere lettre s’adreſſe à Hérodote & roule ſur la Phyſique; la ſeconde à Pythocles, & dans laquelle il parle des Corps céleſtes; la troiſieme, adreſſée à Menœcée, concerne la Morale. Nous commencerons par la premiere, après avoir touché quelque choſe de la maniere dont ce Philoſophe partage la Philoſophie.

Il la diviſe en trois parties, dont la premiere donne des regles pour bien juger, la ſeconde traite de la Phyſique, & la troiſieme de la Morale. Celle, qui donne des regles, ſert d’introduction à la Philoſophie & eſt contenue dans un ouvrage, intitulé Canon. La partie Phyſique renferme la Théorie de la Nature, & eſt rédigée en trente-ſept livres & Epîtres ſur les Choſes naturelles. La Morale roule ſur le Choix de la Volonté par rapport aux Biens & aux Maux, & eſt traitée dans ſon livre de la Conduite de la Vie, dans ſes ’Épîtres & dans ſon livre des Fins. On joint ordinairement la partie, qui contient les regles, avec la partie Phyſique; combinaiſon qu’on appelle Caractere de vérité, Principes & premiers Elemens de la Philoſophie. La partie Phyſique eſt intitulée, De la Génération, De la Corruption, & De la Nature. La partie Morale eſt connue ſous ces noms, Des Choſes qu’il faut choiſir & éviter, Des Vies & De la Fin.