Page:Doin - Trois pièces comiques propres à être jouées dans les collèges, maisons d'éducation, 1871.djvu/8

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Camerluche

Avalé comme ton influente coiffure.


Lagouépe

Oh ! quelle débine ! Quelle débine ! Quoi faire à présent ? Mr Bois-sec nous aimait ben, c’était un bon patron pour nous ; mais il doit être lancé en lamentation contre nous.


Camerluche

Oui, et puis, va donc te présenter au chantier — devant tous les amis, avec une toilette si peu — ébouriffante que la nôtre.


Lagouépe

Diable ! Diable ! Que faire ! C’est dommage tout d’même Hein, Camerluche, c’était une belle vie qu’nous menions, boire, manger, rien faire, c’est si bon de rien faire.


Camerluche

Oui, mais ça dure pas assez. Voyons, Lagouépe, tirons donc quéqu’plan de longueur pour marcher encore un peu d’iavant ?


Lagouépe

Eh ! où diable veux tu que j’trouve des plans à présent !… rien à vendre, rien à broder ! attends, oui, j’en vois un.


Camerluche (vivement)

Lequel ?


Lagouépe

C’est d’aller nous jetter la tête la première, pardessus n’importe quel pont !


Camerluche

Merci, j’en suis pas ; pas si bête d’aller faire le plongeur !… Tiens, tiens Lagouépe faut pas se désespérer, mon vieux camarade, c’est au moment où on se met Martel en tête qu’il vous arrive une bonne aubaine.