Page:Doyle - La Vallée de la peur.djvu/149

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Mais Baldwin, campé de toute sa hauteur, les mains sur les hanches, continuait de regarder Mac Murdo.

« Qui est-ce ? interrogea-t-il d’une voix brève.

— Un de nos amis, monsieur Baldwin, un de nos nouveaux pensionnaires. Monsieur Mac Murdo, puis-je vous présenter à Mr. Baldwin ? »

Les deux jeunes gens échangèrent un salut contraint.

« Miss Ettie vous aura peut-être mis au courant de nos relations ? demanda Baldwin à Mac Murdo.

— je ne savais pas, répondit Mac Murdo, qu’il y eût des relations entre vous.

— Eh bien ! je vous en avertis, cette jeune fille m’appartient. Et j’ajoute qu’il fait ce soir un très beau temps pour la promenade.

— Merci, je ne suis pas en goût de me promener.

— Vraiment ? »

Les yeux de Baldwin flambaient de colère.

« Peut-être seriez-vous en goût de vous battre, monsieur le pensionnaire ?

— Précisément, cria Mac Murdo, qui, d’un bond, fut sur pied. Vous n’avez jamais rien dit plus à propos.

— Au nom du ciel, Jack ! au nom du ciel ! s’écria la pauvre Ettie, déchirée. Oh ! Jack ! Jack ! il vous fera du mal !

— Ah ! c’est Jack qu’il s’appelle ? s’écria