Page:Doyle - La Vallée de la peur.djvu/252

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Cependant, Ted Baldwin avait échappé à la potence ; de même les Willaby et quelques-uns des pires sujets de la bande. Ils disparurent dix ans, puis, un jour, ils se retrouvèrent libres ; et ce jour-là, Edwards comprit que c’en était fait de son repos. Ils avaient juré de venger par sa mort la mort de leurs camarades : ils s’y employèrent par tous les moyens. Ils le chassèrent de Chicago, après deux tentatives d’assassinat manquées de bien peu. Réfugié sous un faux nom en Californie, il y fut pour longtemps assombri par la mort de sa femme. Une fois de plus, il n’évita que de près les assassins, et il s’en alla sous le nom de Douglas travailler dans une gorge solitaire, au fond d’une montagne, où, devenu l’associé d’un Anglais nommé Barker, il amassa une fortune. Enfin averti que ses persécuteurs avaient retrouvé sa trace, il s’enfuit, juste assez tôt, pour l’Angleterre. Il s’y remaria, il épousa une femme digne de lui ; et c’est ainsi que John Douglas mena cinq ans dans le Sussex une existence de gentilhomme campagnard que devaient encore interrompre les étranges événements du Manoir de Birlstone.