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DE SHERLOCK HOLMES


V

LE CERCLE ROUGE


I


— Eh bien non, Mrs. Warren, je ne vois là, pour vous, aucun motif réel d’inquiétude, ni pour moi, dont le temps est précieux, aucune raison d’intervenir. Vraiment, j’ai d’autres chats à fouetter.

Ayant ainsi parlé, Sherlock Holmes se retourna vers le grand album dans lequel il classait des documents récents.

Mais la logeuse avait l’obstination, et aussi la malice, de son sexe. Elle ne broncha pas.

— L’an passé, dit-elle, vous avez arrangé une affaire pour un de mes locataires, M. Fairdale Hobbs. Je sais que vous pourriez, si vous le vouliez, me venir en aide.

Holmes était accessible, d’une part, à la flatterie, et d’autre part, soit dit pour lui rendre justice, au sentiment qu’on avait de sa complaisance. Sous l’empire de cette double force, il posa, d’un air résigné, son pinceau à colle, et reculant sa chaise :

— Voyons, voyons, Mrs. Warren, contez-nous ça. Vous permettez, n’est-ce pas, que je fume ? Merci. Watson, les allumettes ! Vous vous tourmentez, à ce