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DE SHERLOCK HOLMES

Un autre T. Sans doute le début d’un second mot. Voyons un peu : TENTA. Un arrêt. Ça ne peut pas être tout, Watson ? ATTENTA ne présente aucun sens. AT TEN TA, en trois mots, pas davantage. À moins que T. A. ne soient les initiales d’un nom de personne. Mais cela recommence ! Qu’est-ce à dire ? ATTE… les mêmes lettres que tout à l’heure. Bizarre. Watson, bizarre ! Nouvel arrêt. A. T. : quoi ! pour la troisième fois ? AT TEN TA trois fois ! Combien de temps cela va-t-il se répéter ? Non, il semble que ce soit fini. L’homme a quitté la fenêtre. Que vous semble du message, Watson ?

— Que c’est un message chiffré, Holmes.

Soudain, un petit rire de mon compagnon m’annonça qu’il venait de comprendre.

— Pas très obscur, le chiffre, dit-il. C’est, parbleu ! de l’italien. La désinence A marque qu’on s’adresse à une femme : « Prenez garde ! prenez garde ! prenez garde ! » Voilà ce que cela signifie. Eh bien, Watson ?

— Eh bien, je crois que vous avez deviné.

— Sans aucun doute. Il y a là une recommandation très instante, et que rend d’autant plus instante le fait d’être ainsi répétée. Mais prendre garde à quoi ? Attendez ! On revient à la fenêtre.

En effet, derrière les vitres, nous aperçûmes de nouveau la silhouette confuse de l’homme ramassé sur lui-même, et les éclairs de la petite flamme. Les signaux avaient repris, mais plus rapides, si rapides que nous avions peine à les suivre.

— PERICOLO… Le sens de pericolo, Watson ? Danger, n’est-ce pas ? Oui, by Jove, c’est un signal de danger. Il se répète : PERI… Hé ! là ! qu’est-ce qui se passe ?…

La lumière venait de s’éteindre, le carré transpa-