Page:Doyle - Le Ciel empoisonné.djvu/94

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« Ils n’ont pas l’air de se sentir malades, fis-je, en montrant du doigt les joueurs.

— Avez-vous pratiqué le golf ? me demanda lord John.

— Non, répondis-je.

— Eh bien, jeune homme, quand vous connaîtrez ce jeu, vous saurez que, pour arrêter un vrai golfeur au cours d’une partie, il faudrait un désastre. Mais dites donc, voici encore le téléphone. »

À diverses reprises, pendant et après le déjeuner, une sonnerie insistante avait appelé le professeur. En quelques mots brefs, il nous communiquait les nouvelles à mesure qu’elles lui parvenaient. L’histoire du monde n’en avait jamais enregistré d’aussi terrifiantes. Comme une marée de mort, le flot montait du midi. L’Égypte avait traversé la période du délire pour entrer dans la période du coma. L’Espagne et le Portugal, après un accès de frénésie qui avait