Page:Doyle - Les Aventures de Sherlock Holmes.djvu/25

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


quelque temps avec Horner, mais finalement avait été appelé au dehors ; en revenant, il s’aperçut qu’Horner avait disparu, que le bureau avait été forcé et que la petite boîte de maroquin, dans laquelle, comme on le sut plus tard, la comtesse avait l’habitude de mettre ses bijoux, était vide sur la table de toilette. Ryder donna instantanément l’alarme et Horner fut arrêté le même soir ; mais la pierre ne put être retrouvée ni sur lui ni chez lui. Catherine Cusack, femme de chambre de la comtesse, déposa qu’elle avait entendu le cri d’effroi de Ryder en découvrant ce vol et qu’elle s’était précipitée dans la chambre, où elle avait trouvé les choses telles que le dernier témoin les avait décrites. L’inspecteur Bradstreet, de la division B, témoigne de l’arrestation de Horner qui se débattit furieusement et protesta de son innocence dans les termes les plus violents. Comme on a pu prouver que le prisonnier avait déjà été condamné pour vol, le magistrat refusa de juger la cause sans enquête préalable et il en référa aux assises.

« Horner qui avait donné les signes de l’émotion la plus intense, pendant la procédure, s’évanouit au moment du verdict et on fut obligé de l’emporter hors de la salle. »

— Hum ! Voilà pour le tribunal de police, dit Holmes d’un air rêveur en jetant de côté le journal.