Page:Doyle - Résurrection de Sherlock Holmes.djvu/10

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je vis son dos voûté et ses favoris blancs se perdre dans la foule.

Les constatations au n° 427 de Park Lane n’avaient pu éclaircir le problème auquel je m’attachais si vivement. La maison était séparée de la rue par un mur peu élevé, surmonté d’un grillage ; le tout n’avait pas plus de cinq pieds de haut. Il était par conséquent très facile à n’importe quelle personne de pénétrer dans le jardin ; la fenêtre, toutefois, était absolument inaccessible : aucune gouttière, aucune saillie ne pouvait permettre à l’homme le plus agile de l’escalader. Je retournai sur mes pas vers Kensington, plus embarrassé que jamais. J’étais à peine entré dans mon cabinet, que ma femme de chambre vint me dire qu’une personne demandait à me voir. Quel ne fut pas mon étonnement de me trouver face à face avec le vieux bibliophile à l’aspect bizarre, à la face maigre et anguleuse encadrée de cheveux blancs, lequel tenait sous son bras droit une pile d’une douzaine de ses précieux volumes.

— Vous êtes étonné de me voir, monsieur ? dit-il d’une voix étrangement coassante.