Page:Doyle - Résurrection de Sherlock Holmes.djvu/12

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tel qu’il est, cela paraît manquer d’ordre !…

Cette observation m’amena à incliner la tête en arrière pour regarder la bibliothèque, et quand je me retournai… ô surprise inouïe, prodige inconcevable…, je vis devant mon bureau… souriant… lui-même, mon vieil ami… Sherlock Holmes !!! Je me levai, le regardai pendant quelques instants avec une stupéfaction sans bornes, et (je l’ai su depuis), pour la première et peut-être dernière fois de ma vie, je tombai sans connaissance ; je me rappelle seulement qu’un brouillard m’obscurcit les yeux. Quand je revins à moi, j’avais mon col défait et sentais encore le goût du cognac sur mes lèvres. Holmes était penché sur mon fauteuil, tenant une petite gourde à la main.

— Mon cher Watson, dit cette voix que je connaissais si bien, je vous dois mille excuses, mais je ne pouvais soupçonner que je vous produirais un tel effet.

Je lui saisis le bras.

— Holmes ! m’écriai-je, est-ce réellement vous ? Se peut-il que ce soit vous ? Est-il pos-