Page:Doyle - Résurrection de Sherlock Holmes.djvu/20

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par les mains au rebord. À moitié chemin, je glissai… et enfin, grâce à Dieu, tout sanglant et blessé, je me retrouvai sur le sentier. Je pris mes jambes à mon cou et je fis dix milles dans les montagnes en pleine nuit. Une semaine plus tard, je me trouvais à Florence avec la conviction que personne au monde ne savait ce que j’étais devenu.

Je n’eus qu’un seul confident, mon frère Mycroft. Je vous dois bien des excuses, mon cher Watson, mais il était absolument indispensable qu’on crût à ma mort, et, il est certain que jamais vous n’eussiez fait un compte rendu aussi émouvant de ma triste fin, si vous n’aviez été sincère.

À plusieurs reprises, depuis trois ans, j’ai pris la plume pour vous écrire, mais je me suis toujours arrêté de peur que votre affection n’amenât une indiscrétion qui eût trahi mon secret. C’est encore pour ce motif que, ce soir, je me suis éloigné de vous quand vous avez renversé mes livres, car en ce moment même, je courais un danger et la moindre marque de surprise ou d’émotion de votre part, en attirant