Page:Doyle - Résurrection de Sherlock Holmes.djvu/48

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faire connaître ma présence au colonel ; celui-ci ne pouvait manquer de faire coïncider, dans son esprit, mon retour inattendu avec le crime qu’il venait de commettre et d’en éprouver une vive anxiété. J’étais sûr qu’immédiatement il s’efforcerait de se défaire de moi et qu’il se servirait de son arme meurtrière. Je lui laissai devant la fenêtre de mon appartement une cible merveilleuse, après avoir prévenu la police que je pourrais avoir besoin de son concours. Vous n’avez, d’ailleurs, pas manqué, mon cher Watson, de remarquer la présence des agents sous la porte cochère. Je me rendis à notre poste d’observation, que j’avais trouvé fort bien disposé, sans soupçonner qu’il choisirait le même local pour son attaque. Et maintenant, mon cher Watson, me reste-t-il quelque chose à vous expliquer ?

— Oui, répondis-je. Vous ne m’avez pas encore dit le mobile qui a poussé le colonel Moran à assassiner l’honorable Ronald Adair ?

— Ah ! mon cher Watson, ici nous rentrons dans le domaine des conjectures, où la logique peut facilement être mise en défaut. Tout le monde peut former des hypothèses sur cette