Page:Doyle - Résurrection de Sherlock Holmes.djvu/49

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affaire, et les vôtres peuvent être aussi justes que les miennes.

— Vous en avez certainement formé une n’est-ce pas ?

— Je crois que les faits ne sont pas très difficiles à expliquer. Il est établi, par l’enquête, que le colonel Moran et le jeune Adair, associés au jeu, ont gagné une assez forte somme. Moran, sans aucun doute, avait triché ; je savais d’ailleurs depuis longtemps que c’était un grec. Je pense que le jour de l’assassinat, Adair avait dû découvrir la fraude ; il lui en parla sans doute, en particulier, en le menaçant de le faire afficher s’il ne donnait pas immédiatement sa démission de membre du club, en promettant de ne plus toucher une carte. Sans doute, un jeune homme comme Adair eût hésité à susciter un pareil scandale en faisant afficher un homme aussi connu et beaucoup plus âgé que lui, c’est pourquoi il dut agir comme je viens de l’indiquer. L’exclusion des clubs eût causé la ruine de Moran, qui ne vivait que du produit de son jeu frauduleux. C’est pourquoi il assassina Adair au moment où celui-ci était en train de