Page:Doyle - Sherlock Holmes triomphe.djvu/150

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nir de lui des renseignements sur son oncle ?

— Je vous avoue, mon cher Watson, que cette hypothèse me semble absolument improbable, mais elle m’a paru la plus apte à toucher le vieillard si avare.

— C’est certain, mais quelle est votre idée véritable ?

— Je pourrais vous en indiquer plusieurs. D’abord, on peut admettre que c’est une coïncidence bizarre que cette disparition ait lieu à la veille d’un match et que le disparu soit précisément l’homme dont la présence était indispensable au succès de son équipe. C’est peut-être une pure coïncidence, mais cela doit néanmoins nous frapper. Les « matchs » entre amateurs ne comportent pas le « betting » officiel, cependant le public ne manque jamais d’engager des paris : il est possible que quelqu’un, dans un but intéressé, ait voulu empêcher notre jeune homme de prendre part au match, de même que certains bandits sur le turf retiennent un cheval dans une course. Voilà une hypothèse ; en voulez-vous une autre ? Ce jeune homme héritera d’une grosse fortune, bien qu’il soit pauvre maintenant ; il n’est donc