Page:Drumont - La France juive, tome second, 3eme édition, 1886.djvu/243

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ni Balzac, ni Veuillot, ni Gautier, ni Proudhon, ni Paul de Saint-Victor[1].

Au moment où l’Allemagne élevait en grande pompe sur le sommet du Kiederwald la fière statue de la Germania, l’Académie a voulu chanter le Pean à sa façon ; elle a demandé à se mêler au trio de Boum, de Puck et du Prince Paul et d’une voix un peu chevrotante elle a entonné :

 
Il sera vaincu,
II sera battu.
Son artillerie,
Sa cavalerie,
Son infanterie,
Tout cela sera,
Je le vois déjà,
Ecrasé, brossé,
Brisé, dispersé…
Et dans les chemins,
Et dans les ravins,
Il en laissera,
Il en oubliera ;
On le poursuivra.
On le traquera,
Et les ennemis
De notre pays.
Gaiement entreront
Et se répandront….

  1. (1) Les auteurs dramatiques ont du moins pour excuses qu’ils votaient pour un des leurs, mais que penser d’un homme de la valeur et du caractère du duc de Broglie, qui était maître de l’élection ? On l’avait laissé libre, par déférence, de choisir celui qui serait ehargé de faire l’èloge de son beau-frère, le comte d’Haussonville, et ce chrétien sincère, cet écrivain éminent, a écarté des candidats comme M. Oscar la Vallée ; il a tenu à ce que cette oraison funèbre fut prononcée par un bouffon de bas étage, qui avait tourné en ridicule tout ce qui fait l’honneur d’une nation.