Page:Du halde description de la chine volume 1.djvu/29

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maisons, les meubles dont elles sont ornées ; les châtiments dont on punit les criminels, et l’ordre qui s’observe dans les prisons où on les renferme.

La noblesse ne se donne à la Chine qu’au mérite : je fais voir comment elle s’acquiert, et combien elle est différente de celle d’Europe. Comme les Grands sont ennemis du luxe, en ce qui concerne leur personne, ils n’en sont que plus magnifiques pour tout ce qui parait au-dehors : l’on verra quelle est leur magnificence dans leurs voyages, dans leurs fêtes, dans les ouvrages publics, tels que sont les ponts, les arcs de triomphe, les portes, les tours, les murs des villes, etc.

Tout est réglé à la Chine, jusqu’aux devoirs les plus communs de la société, et c’est ce qui m’a fait parler des cérémonies qu’ils observent dans leurs devoirs de civilité ; dans leurs visites, et les présents qu’ils se sont les uns aux autres ; dans les lettres qu’ils s’écrivent, dans leurs festins, dans leurs mariages, et dans leurs funérailles.

Pour ce qui est du peuple, il est tout occupé, ou à la culture des terres, ou aux arts mécaniques, ou au commerce ; il m’a donc fallu parler de l’estime qu’on fait de l’agriculture, et de ceux qui s’y appliquent ; de l’adresse et de l’industrie des artisans ; du commerce incroyable qui se fait au-dedans de l’Empire ; de la quantité de lacs et de rivières qui arrosent les provinces, et y produisent l’abondance et la fertilité ; des barques et des sommes, ou vaisseaux, sur lesquels on transporte tant de richesses d’une province à l’autre ; des monnaies anciennes, et de celles qui ont cours maintenant dans l’Empire.

Le commerce principal qui se fait au-dehors, surtout