sociale désintéressée, pratiquée non pour aucun avantage particulier, mais pour le bien commun. »
La morale nouvelle, dont l’apparition date du lendemain même de la révolution de 1911, est déjà condensée dans les manuels scolaires et enseignée à l’enfant comme une leçon.
Nous insisterons pour des raisons que nous avons indiquées dans le chapitre précédent, sur la place que l’idée de patrie tient tant dans les manuels de morale que dans les articles de presse des Jeunes Chinois.
On lit dans le Manuel à l’usage des écoles primaires supérieures :
« Tout homme a le devoir de protéger son pays ; il doit être loyal et fidèle. Cette loyauté fait partie des dons naturels, de la nature droite, reçue du ciel (innée). Dans ces dernières années, notre pays a été outragé par l’étranger souvent et gravement, et les motifs de rancune ne nous manquent pas… Que les nôtres se le tiennent pour dit. S’ils songent à se venger de l’étranger, s’ils veulent le vaincre à son tour, il leur faudra d’abord fondre en un seul cœur