Page:Dufay - L’Impôt Progressif sur Le Capital et le Revenu, 1906.djvu/120

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Parlement influencé par la féodalité financière, une réforme sérieuse de nos lois d’impôts ;

Puisque les conditions du travail et la répartition du produit n’ont servi qu’à favoriser, par la spéculation et l’usure, la richesse au profit de quelques-uns dont la plupart ne sont pas même Français ;

Puisque les lois actuelles qui règlent les rapports du travail et du capital sont insuffisantes à procurer au travailleur de quoi vivre avec dignité et indépendance pendant sa vieillesse ;

Puisque les projets de loi tendant à lui assurer une pension ridicule de vingt sous par jour pour les plus heureux, (tandis que les agioteurs juifs et autres ne savent plus que faire des millions prélevés par l’usure sur le travail), n’aboutissent qu’à des combinaisons d’une exécution impossible ou chargent les travailleurs d’un nouveau prélèvement dont la plupart ne profiteront même pas ;

Puisque la secte des barons de la finance, étrangers presque tous à la famille française, ne veut rien entendre, dès qu’on lui parle des réformes indispensables ;

Puisque, sous ce régime qualifié républicain et démocratique, le peuple est resté taillable et corvéable à merci ;

Rappelons qu’en mai 1906 nous serons, par le fait des élections, les maîtres de créer un meilleur avenir au peuple qui travaille, en prenant une bonne fois le parti d’exiger des candidats à la députation, cette condition sine qua non d’abolir tous les impôts qui frappent le travailleur, de les remplacer par un système fiscal exemptant de toute contribution le capital et le revenu correspondant au strict nécessaire, et de tenir compte des charges et dettes de chacun, enfin, d’élever la proportion de l’impôt à mesure que s’élève la somme de la richesse.