Page:Dumas - Histoire d’un casse-noisette, 1844.djvu/203

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sique, sinon des plus mélodieuses, du moins des plus originales. Marie avait tant de hâte d’arriver, qu’elle ne s’apercevait même pas qu’elle marchait sur un pavé de pistaches et de macarons, qu’elle prenait tout bonnement pour du marbre. Enfin, elle atteignit le bout de la galerie, et à peine fut-elle en plein air, qu’elle se trouva environnée des plus délicieux parfums, lesquels s’échappaient d’une charmante petit forêt qui s’ouvrait devant elle. Cette forêt, qui eût été sombre sans la quantité de lumières qu’elle contenait, était éclairée d’une façon si resplendissante, qu’on distinguait parfaitement les fruits d’or et d’argent qui étaient suspendus aux branches ornées de rubans et de bouquets et pareilles à de joyeux mariés.

— O mon cher monsieur Drosselmayer, s’écria Marie, quel est ce charmant endroit, je vous prie ?

— Nous sommes dans la forêt de Noël, mademoiselle, dit Casse-Noisette, et c’est ici qu’on vient cher-