Page:Dumas - Histoire d’un casse-noisette, 1844.djvu/217

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sur les Confiturembourgeois, et comment ce mot, prononcé par le bourgmestre, suffit pour apaiser le plus grand tumulte, comme vous venez de le voir : chacun, à l’instant même, oublie les choses terrestres, les côtes enfoncées et les bosses à la tête ; puis, rentrant en lui-même, se dit : « Mon Dieu ! qu’est-ce que l’homme, et que ne peut-il pas devenir ? »

Tout en causant ainsi, on était arrivé en face d’un palais répandant, une lueur rose et surmonté de cent tourelles élégantes et aériennes ; les murs en étaient parsemés de bouquets de violettes, de narcisses, de tulipes et de jasmins qui rehaussaient de couleurs variées le fond rosé sur lequel il se détachait. La grande coupole du milieu était parsemée de milliers d’étoiles d’or et d’argent.

— Oh ! mon Dieu, s’écria Marie, quel est donc ce merveilleux édifice ?

— C’est le palais des Massepains, répondit Casse-