Page:Dumas - Histoire d’un casse-noisette, 1844.djvu/219

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


consentit à s’éloigner, sans avoir fait d’autres dégâts que celui que vous voyez.

Dans ce moment, on entendit une douce et charmante musique.

Les portes du palais s’ouvrirent d’elles-mêmes, et douze petits pages en sortirent, portant dans leurs mains des brins d’herbe aromatique, allumés en guise de flambeaux ; leurs têtes étaient composées d’une perle ; six d’entre eux avaient le corps fait de rubis, et six autres d’émeraudes, et avec cela ils trottaient fort joliment sur deux petits pieds d’or ciselés avec le plus grand soin et dans le goût de Benvenuto Cellini.

Ils étaient suivis de quatre dames de la taille tout au plus de mademoiselle Clairchen, sa nouvelle poupée, mais si splendidement vêtues, si richement parées, que Marie ne put méconnaître en elles les princesses royales de Confiturembourg. Toutes quatre, en apercevant Casse-Noisette, s’élancèrent à son cou