Page:Dumas - Histoire d’un casse-noisette, 1844.djvu/221

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Silberhaus, s’écria Casse-Noisette dans un enthousiasme qu’il ne pouvait plus maîtriser, Pirlipate, la princesse Pirlipate, toute fille du roi qu’elle était, n’était pas digne de dénouer les cordons de vos jolis petits souliers.

— Oh ! non, non, bien certainement, répétèrent en chœur les quatre princesses.

Et, se jetant au cou de Marie, elles s’écrièrent ;

— O noble libératrice de notre cher et bien-aimé prince et frère ! ô excellente demoiselle Silberhaus !

Et, avec ces exclamations, que leur cœur gonflé de joie ne leur permettait pas de développer davantage, les quatre princesses conduisirent Marie et Casse-Noisette dans l’intérieur du palais, les forcèrent de s’asseoir sur de charmants petits canapés en bois de cèdre et du Brésil, parsemés de fleurs d’or, disant qu’elles voulaient elles-mêmes préparer leur repas. En conséquence, elles allèrent chercher une quantité de petits vases et de petites écuelles de la