Page:Dumas - Histoire d’un casse-noisette, 1844.djvu/236

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faites-moi la grâce de m’accorder votre main bien-aimée, partagez mon trône et ma couronne, et régnez avec moi sur le royaume des poupées ; car, à cette heure, j’en suis redevenu le roi.

Alors Marie releva doucement le jeune Drosselmayer, et lui dit :

— Vous êtes un aimable et bon roi, Monsieur, et comme vous avez avec cela un charmant royaume, orné de palais magnifiques, et peuplé de sujets très gais, je vous accepte, sauf la ratification de mes parents, pour mon fiancé.

Là-dessus, comme la porte du salon s’était ouverte tout doucement, sans que les jeunes gens y fissent attention, tant ils étaient préoccupés de leurs, sentiments, le président, la présidente et le parrain Drosselmayer s’avancèrent, criant bravo de toutes leurs forces ; ce qui rendit Marie rouge comme une cerise, mais ce qui ne déconcerta nullement le jeune homme, lequel s’avança vers le président et la présidente, et,