Page:Dumas - Histoire d’un casse-noisette, 1844.djvu/63

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moment où elle prononçait le nom du parrain Drosselmayer, le casse-noisette, auquel ce discours s’adressait fit une si atroce grimace, et il sortit de ses deux yeux verts un double éclair si brillant, que la petite fille, tout effrayée, s’arrêta et fit un pas en arrière. Mais, comme aussitôt le casse-noisette reprit sa bienveillante physionomie et son mélancolique sourire, elle pensa qu’elle avait été le jouet d’une illusion, et que la flamme de la lampe, agitée par quelque courant d’air, avait défiguré ainsi le petit bonhomme.

Elle en vint même à se moquer d’elle-même et à se dire :

— En vérité, je suis bien sotte d’avoir pu croire un instant que cette figure de bois était capable de me faire des grimaces. Allons, rapprochons-nous de lui et soignons-le comme son état l’exige.

Et, à la suite de ce monologue intérieur, Marie reprit son protégé entre ses bras, se rapprocha de l’ar-