Page:Dumas - Histoire d’un casse-noisette, 1844.djvu/7

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brisée du sabbat que faisaient une vingtaine de charmants petits démons de huit à dix ans, lesquels criaient à qui mieux mieux, je m’esquivais du salon et me mettais à la recherche de certain boudoir de ma connaissance, bien sourd et bien retiré, dans lequel je comptais reprendre tout doucement le fil de mes idées interrompues.

J’avais opéré ma retraite avec autant d’adresse que de bonheur, me soustrayant non seulement aux regards des jeunes invités, ce qui n’était pas bien difficile, vu la grande attention qu’ils donnaient à leurs jeux, mais encore à ceux des parents, ce qui était une bien autre affaire. J’avais atteint le boudoir tant désiré, lorsque je m’aperçus, en y entrant, qu’il était momentanément transformé en réfectoire, et que des buffets gigantesques y étaient dressés tout chargés de pâtisseries et de rafraîchissements. Or, comme ces préparatifs gastronomiques m’étaient une nouvelle garantie que je ne serais pas dérangé avant