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inconnu

et des Parthes, c’est-à-dire sans le secours d’une bride et sur des chevaux montés à nu.

Nos gentlemen-riders d’Europe se figureraient sans peine que l’inégalité dans les poids des jockeys, la selle qui manque et la ligne droite que parcourt le cheval, rendent ces défis un peu trop naïfs, et que la force et la vitesse de l’animal décident seuls de la question, sans que le talent du cavalier y contribue en rien ; ce qui serait une grave erreur de leur part.

Je ne connais pas un seul ginete ou écuyer mexicain qui ne consentît à courir, soit avec son cheval, soit contre son propre cheval, en montant alors celui de son adversaire. Plus d’un Anglais qui, pour mettre son amour-propre à couvert, après une défaite, en accusait sa monture, a été pris à ce piége,