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un monde

— Volontiers ; voici le fait. Lorsqu’après la guerre de l’indépendance, les ports du Mexique furent ouverts à toutes nations, au grand détriment du commerce monopoliseur des Espagnes, beaucoup d’étrangers vinrent s’établir à Mexico, et ne tardèrent pas à y inculquer leurs idées ; c’est-à-dire à tourner en dérision les tromperies du clergé : le contact fréquent auquel leurs affaires les mettaient avec les indigènes, favorisa singulièrement la propagation de ces idées, ébranla bien des croyances, et détruisit bien des crédulités. Le clergé s’en aperçut enfin, mais il était déjà trop tard, le mal était fait ; la vérité avait brillé. Avertie par l’expérience, la prêtraille de Puebla prit donc l’initiative, et avant que les étrangers ne songeassent à s’établir dans leur ville, elle les représenta au peuple sous des couleurs