Page:Duru et Chivot - La Fille du tambour-major.djvu/104

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A Robert.
Monsieur Robert !… Soyez sans crainte,
Vous pouvez répondre à l’étreinte.

Robert serre les mains que l’on tend vers lui.


LES CHŒURS, à Robert et Claudine.
Mais comment êtes-vous ici ?

CLAUDINE.
L’histoire est simple.

ROBERT.
L’histoire est simple. Et la voici…

CLAMPAS, aux chœurs.
Attendez !… l’idée est nouvelle.
Par prudence faisons semblant
De danser une tarentelle
En l’écoutant !

On prend des tambours de basque et on fait semblant de danser pendant que Robert raconte.


ROBERT.
Nous étions à Novare
Logés dans un château,
Voilà qu’sans crier gare,
Subito,
Jugez de l’équipée,
Un tas d’seigneurs soudain
Contre nous met l’épée
A la main !
Lors nous nous défendons
Contre ces escogriffes
Et nous nous escrimons
Pour sortir de leurs griffes !
Ils croyaient à leur gré
Nous t’nir… je t’en souhaite !
En bataillon carré
Nous faisons notr’retraite !
Mais pendant que dans l’ombre
Nous décampions viv’ment,
Dans un bois la nuit sombre
Nous surprend !