Page:Duru et Chivot - La Fille du tambour-major.djvu/127

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Scène VIII

MONTHABOR, LA DUCHESSE.



MONTHABOR, baissant son capuchon.

Oui, nom d’une bombe, je l’aurai, mais je crois que ça va être rude.


LA DUCHESSE, entrant par la gauche.

Ascanio !… Comment ! il n’est pas là !… Il n’a plus le moindre égard…


MONTHABOR, à part, l’observant.

On dirait qu’elle a ses nerfs…


LA DUCHESSE.

Et c’est à un pareil homme que j’ai sacrifié mes plus belles années… que j’ai toujours été fidèle… on n’a pas idée de ça !


MONTHABOR, à part.

Employons d’abord la douceur… nous verrons après…


LA DUCHESSE, l’apercevant.

Un révérend !… Ah ! il faut que je lui demande conseil… (S’approchant.) Mon père…


MONTHABOR, avec componction.

Que désirez-vous, ma fille ?


LA DUCHESSE.

J’ai besoin de vous consulter sur un cas de conscience, et je vous prie de vouloir bien m’entendre.


MONTHABOR.

Bien volontiers… (A part.) Elle va me faire sa confession, je vais en apprendre de belles… (Croisant les mains sur son estomac.) Allez-y, mon enfant !