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Page:Emile Zola - L’Œuvre.djvu/30

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LES ROUGON-MACQUART.

et, dans la serviette humide, il retrouva le même étouffement, cette haleine de vierge dont la douceur éparse, errante par l’atelier, l’oppressait. Ce fut en jurant qu’il mangea son chocolat dans la casserole, si enfiévré, si enragé de peindre, qu’il avalait en hâte de grosses bouchées de pain.

— Mais on meurt ici ! cria-t-il brusquement. C’est la chaleur qui me rend malade.

Le soleil s’en était allé, il faisait moins chaud.

Et Claude, ouvrant une petite fenêtre, au ras du toit, respira d’un air de profond soulagement la bouffée de vent embrasé qui entrait. Il avait pris son dessin, la tête de Christine, et il s’oublia longtemps à la regarder.