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MARQUISE.

( 509)

MARRON.

qui croissent dans la Lorraine et les trois évéchés, 10 vol. in-8°. Marquet est encore auteur

1° de la méthode pour apprendre

par les notes de la musique à connaitre le pouls, Paris, 17GS, in-12 ; 2° des observations sur la guérison de plusieurs maladies notables, 2 vol. in-12. Il mourut le 26 mai 1759. MARQUETER, v. a ., marquer de plusieurs taches. marqueterie,

s. f ., ouvrage de bois de diverses couleurs appliqués par feuilles minces sur de la menuiserie, de manière à former des compartiments. Marqueterie de marbre, ouvrage de marbre de diverses couleurs formé de lames minces appliquées sur une dalle de pierre. Marqueterie se dit figuréirient des ouvrages d’esprit composés de morceaux qui n’ont pas entre eux de véritable liaison.

marquets

(ANNEDES), natif du comté d’Eu, religieuse dominicaine, à Poissy, possédait les langues grecque et latine, et faisait assez bien les vers. On a d’elle 1° une traduction en vers français des poésies pieuses et des épigrammes de Flamino, le latin à côté, Paris, 1569, in-8° ; 2° traduction d’après les vers latins de Claude d’Espense, des collectes de tous les dimanches, Paris, 1605, in-8° ; elle entretenait un commerce littéraire avec ce savant, qui lui fit une gratification dans son testament ; 3° sonnets et devises, Paris, 1562. Anne perdit la vue quelque temps avant sa mort, arrivée vers 1588.

MARQUION (Pas-de-Calais), chef-lieu de canton civil de l’arrondissement d’Arras. Cette commune est située sur les confins de l’Artois et de l’ancien Cambresis, à 3 myriamètres sud-est d’Arras, sur la route royale de cette ville à Cambrai. Elle a tiré son nom du mot marchio, qui signifie officier préposé à la garde des marches ou frontières. La seigneurie de Marquion faisait partie du comté d’Oisy dès 1224. Son terrage appartenait à l’abbaye de Cantimpré à Cambrai. « En 1711, dit M. Harbaville, le maréchal de Villars, pour tenir en écbec le duc de Marlboroug, qui

venait de passer la Sensée,

posta la gauche de son armee au ruisseau de Marquion » Mémorial historique du Pas-de-Calais, t. 1er, p. 215). »

marquis,

s. m. On appelait ainsi autrefois un seigneur préposé à la garde des marches, des frontières d’un Etat, et c’est de là que vient le titre de marquis de Brandebourg. Marquis était plus récemment un titre de dignité qu’on donnait à celui qui possédait une terre érigée en marquisat par lettres-patentes ; c’est aujourd’hui un simple titre de noblesse confirmé ou conféré par le roi. Fig. et fam., c’est un marquis de Carabas se dit d’un homme qui possède ou qui se vante de posséder un grand nombre de terres. MARQUIS (Jean-Joseph), député aux états-généraux, né le

14 avril 1747, à Saint-Mihiel, exercait la profession d’avocat lorsque le tiers-état du bailliage de Bar-le-Duc le choisit pour son député à cette assemblée ; pendant la session il ne fit rien de remarquable. Il fut ensuite nommé l’un des juges de la la haute cour nationale séant à Orléans, puis député à la Convention dans le procès de Louis XVI. 11vota pour la détention et l’appel au peuple. Devenu membre du conseil des Cinq-Cents, il donna sa démission en 1797. En 1799, il fut chargé, en qualité de commissaire du gouvernement, d’organiser les quatre nouveaux départements de la rive gauche du Rhin. En 1800, les consuls le nommèrent préfet de la Meurthc, et il resta dans ce département jusqu’en 1811, où la faiblesse de sa vue et autres infirmités le forcèrent à demander sa retraite. Depuis cette époque jusqu’en 1815 il siégea au corps législatif, et s’est retiré ensuite dans son lieu natal, où il est mort en 1823. M . Barbier, dans son Dictionnaire des anonymes, lui attribue l’ouvrage qui a pour titre Observa-

/tons de la ville de Saint-Mihiel sur l’échange du oomté de Sancerre, Paris, 1787, in-8°. Il s’était fait chérir dans le département qu’il administrait, et un écriteau assez singulier avait été placardé à la porte de l’hôtel de la Préfecture pour exprimer toute la satisfaction qu’éprouvaient ses administrés ; on y lisait ce jeu de mots le baron Riouffe (c’était le nom de son successeur) pourra devenir comte, mais il ne sera jamais marquis.

MARQUISAT, s. m ., titre de dignité qui était attaché à une terre dont la seigneurie s’étendait sur un certain nombre de paroisses. 11 se disait aussi de la terre même qui avait ce titre.

MARQUISE, s. f ., titre que l’on donne à la femme d’un marquis.

marquise,

chef-lieu de canton civil et ecclésiastique de l’arrondissement de Boulogne (Pas-de-Calais). Ce bourg, situé sur la route royale de Calais à Boulogne, est cotoyé par la petite rivière de Slack, qui baigne sa partie orientale. Marquise existait avant l’invasion des Normands, et jouissait du titre de vicomté dès le xne siècle. D’anciens titres font mention de Robert, vicomte de Marquise, en 1121. « On voyait en ce lieu, dit Bertrand, une forteresse qui servait de boulevard aux frontières du Boulonnais contre les barhares et les entreprises des comtes de Guines et de Flandre. Elle était située sur le bord d’un marais formé par la Stack, au midi du bourg. On la rasa en 1589, après que les ligueurs, qui s’en étaient emparés, en furent chassés » (Topographie du Boulonnais, t. Il, page 200). Les religieux prémontrés de Notre-Dame de Licques, et les bénédictins du prieuré de Bcussent possédaient à Marquise diverses mouvances et censives (archives de Licques). Ce bourg est renommé pour la pureté de ses eaux ; on y remarque, sur l’ancienne place publique, une source abondante qui donne constamment cinq à six pouces d’une eau très limpide qui ne diminue point même dans les plus grandes sécheresses. Les carrières de marbre et les mines de fer qu’on exploite dans les communes voisines donnent beaucoup de vie et d’avenir à Marquise. On y compte plusieurs brasseries importantes, des tanneries et des raffineries de sel. Il s’y tient un marché chaque semaine et deux foires par an. MARRAINE, s. f., celle qui tient un enfant sur les fonds du baptême.

marri

iE (vieux langage), adj. fâché repentant. marrier

(dom Martin), religieux de Cluny, fut pendant quinze ans prieur de Saint-Martin-des-Charaps. Il était né à

Paris, le 4 juillet 1572, et mourut dans la même ville en 1644, à 72 ans. On lui doit un recueil curieux et très utile aux historiens ecclésiastiques ; il le publia in-fol., en 1614, sous le

titre de Bibliotheca Cluniacensis, avec des notes que lui fournit André Duchène, son ami. C’est une collection de titres et de pièces concernant les abbés de l’ordre de Cluny. On y trouve quelques vies des hommes illustres de cet ordre. On à encore de lui l’histoire latine du monastère de Saint-Martindes-Champs, où il avait fait profession, in-4°, Paris, 1637. D. Germ. Cheval a publié la Vie de dom Marrier, Paris, 1644, in-8° de 30 pages, avec son portrait.

marron,

s. m., fruit de l’espèce de châtaignier appelé marronnier.

Marron d’Inde, fruit du marronnier

d’Inde.

Marrons glacés, marrons confits et couverts de caramel. Prov. et fig.,

se servir de la patte du chat pour tirer les marrons du feu, se servir adroitement d’un autre pour faire une chose dangereuse dont on espère de l’utilité et qu’on n’ose faire soimême. Couleur marron, couleur approchant de celle du marron. Marron, en termes de guerre, pièce de cuivre ou petit anneau que les rondes déposent, à chaque poste, dans une boite destinée à cet usage.

marron

(Paul-Henri), l’un des pasteurs calvinistes de Paris, et président du consistoire, naquit à Leyde, le 122 avril 1754, d’une famille française et réfugiée, originaire du Dauphiné. Dès son adolescence, il se consacra au ministère pastoral auprès des églises dites wallonnes, et fit des études analogues à sa vocation. Après avoir terminé d’une manière brillante ses cours à l’université de sa ville natale, sous Rulenkenius, Walckenaer et Schuttens, il fut reçu en 1774, candidat au ministère, et, dès l’année suivante il desservit l’église française de Dordrecht, où il resta 6 ans. En 1782, les états généraux de Hollande, l’envoyèrent à leur ambassade de Paris, avec le titre de chapelain. Ayant été enveloppé en 1788, dans la disgrâce du parti patriote, par suite de l’entrée des Prussiens dans la Hollande, Marron fut suspendu de ses fonctions et rappelé à La Haye ; mais les protestants de Paris, qui

venaient d’obtenir de Louis XVI leur réintégration dans l’état civil, lui proposèrent de rester au milieu d’eux, en qualité de pasteur ; il y consentit. Le culte protestant s’établit alors dans la capitale, d’abord dans la rue Mondétour, puis à l’ancien Musée cour de Gebelin rue Dauphine, et enfin dans la rue Saint-Thomas du Louvre, dans l’ancienne église de Saint-Louis. La révolution trouva le pasteur Marron, trèf disposé à la seconder ; et dès le 15 octobre 1793, c’est-à -dirt plus de trois semaines avant l’abjuration de Gobel, il porta à la convention quatre coupes, en faisant remarquer que c’étaient les seules pièces d’argenteries de son culte. Cette démarche qu’il faut attribuer, selon quelque personne, a la peur, n’empêcha pas le pasteur Marron d’ètre mis en prison pendant la terreur

il fut incarcéré, la veille de la fêle dcl’Etre suprême, et recouvra la liberté le surlendemain de la mort de Robespierre. Il ne put d’abord reprendre ses fuuc-